-Arrête de me suivre ça m'saoule !
Le jeune homme aux cheveux bleu océan s'interrompt soudainement dans sa foulée et regarde d'un air enjoué et malicieux l'autre jeune homme en face de lui.
-J'en ai marre que tu m'colle, que tu me suive partout sans jamais m'adresser la parole ! Dis moi une bonne fois pour tout ce que tu veux et disparais.
-Pff… Tu le sais très bien ce que je veux…
Le garçon aux cheveux bleus se planta devant l'autre jeune homme, croisant les bras, laissant son sourire en coin au placard. Ils se regardaient franchement, sans ciller. Le petit jeu dura un moment, aucun des deux ne voulaient céder. Enfin, le jeune homme suivit soupira un grand coup et s'assit au sol, contre la chaussée, les bras croisés sur ses genoux.
-Tu m'énerve vraiment tu sais.
-C'est fait exprès.
-Tu veux pas t'asseoir, tu me frustre de la haut.
-T'es pas obligé de me regarder. Je ne suis pas de ceux qui veulent qu'on les regarde lorsqu'on leur parle.
Il avait repris son visage espiègle, les bras toujours croisés, le garçon en face de lui le regarda encore un instant puis tourna la tête.
-T'es vraiment chelou comme mec…
-Et alors ? Ça fait quoi ?
-Ça fait que j'arrive pas à savoir ce que tu penses réellement de moi, à me suivre partout comme un petit chien, toujours cette même gueule et ton sourire pervers…
-Bin vas y, dis moi franchement ce que tu pense de moi. Tu ne me connais pas, et ça m'arrange je dois avouer.
-Humfr… Je ne sais même pas comment tu t'appelles… Toi par contre, je suis persuadé que tu connais le mien.
-Sincèrement ? Je n'en ai aucune idée.
Le garçon assit au sol ne répondit pas, laissant planer un silence sans gène. L'autre garçon, voyant qu'il ne répondrait pas, finit par s'asseoir à côté de lui et lui tendit la main.
mm
-Je m'appelle Elias, et toi ?
-Julius…
Ils échangèrent une poignée de main et Elias sourit. Ses yeux aussi bleus que ses cheveux pétillèrent.
-Allez Julius, j'attends.
Mais il ne répondit toujours pas. Préférant regarder ses ongles. Elias brisa une fois de plus le silence.
-T'aurais peut être préféré que je te saute directement dessus au lieu de te suivre à la trace pendant un mois en espérant que tu daigne t'en rendre compte.
-…Je t'ai laissé me suivre.
-Ah oui ? J'ai pourtant cru comprendre que ça te faisait chier.
-…J'ai mentit…
-Allez… Dis moi la vérité.
-…Dans le bahut, y'avait des rumeur qui traînaient comme quoi un mec au cheveux bleus était gay. Quand je me suis rendu compte que tu me suivais, ça m'a tout de suite plu. A ma connaissance, c'est la première fois que j'attire un mec.
-Alors ça, ça m'étonnerais beaucoup !
-Ah oui ?
Le visage de Julius c'était soudainement illuminé et il regardait Elias d'un air plus heureux que surpris, quoiqu'un peu timide.
-Franchement, tu t'es bien regardé ? T'es beau comme un dieu ! Tes yeux d'un noir profond, ta bouche fine, ton visage fin et sans imperfection, tes cheveux longs aussi noir que tes yeux, toujours attaché en un chignon difforme. Ton corps svelte et élancé, ta haute stature, tes longue jambes, ton… Petit cul bien dodu…
Elias ne lui avait même pas donné le temps de réfléchir, il avait tout déballé d'un coup. Julius ne c'était même pas sentit gêné par ces révélations, au contraire, ça lui ôtait tout de suite d'un doute.
-Alors, la rumeur disait vrai ?
-C'était pas une rumeur, c'est la vérité c'est tout.
-Et… Ça te gène pas que tout le monde le sache ?
-Je suis fier de ce que je suis et des sentiments que je peux éprouver, je ne vois pas pourquoi je devrais être gêné. Si les autres ne m'acceptent pas, c'est leur problème !
-Ça j'avais remarqué ! Fier de toi, presque prétentieux !
-Ça attire parfois…
-C'est vrai…
-Alors ?
On en était revenu au point de départ, la question piège et la réponse qui ne veut pas sortir.
-Dois-je prendre ce silence comme un "vas y, j'attends que ça saute moi dessus" ?
-…C'est toi qui vois.
- Si je ne t'attire pas, c'est pas la peine. Vu qu'on ne se connaît pas encore, si toi, comme moi, t'as envie d'une relation durable, faut déjà que je te plaise physiquement.
-J'ai jamais dis que je voulais sortir avec toi !
-Ton comportement a prouvé tout le contraire !
C'était cinglant de vérité. Au moment où il s'était rendu compte qu'Elias le suivait, il avait voulu en apprendre plus sur ce garçon, il c'était même surpris à le regarder lorsque celui-ci ne le faisait pas. Comme pour se rassurer qu'il était toujours là, comme s'il avait peur que tout cesse subitement. Il avait vraiment espéré qu'Elias lui adresse la parole, mais finalement, il en avait eu marre d'attendre et c'était brusquement retourné.
Ils étaient dans un petit parc que Julius devait traverser pour rentrer chez lui, ils s'étaient assis sur la chaussée d'un des chemins. Julius était plongé dans ses pensées depuis qu'Elias lui avait balancé cette vérité en plein visage. Il tourna enfin la tête vers lui et fut surpris de le voir allongé dans l'herbe derrière eux, toujours assis en tailleur sur le goudron, seul sont buste touchait la pelouse. Ses mains étaient croisées derrière sa tête, il mâchonnait un bout d'herbe et louchait pour le regarder.
Elias ne s'était pas encore rendu compte que Julius le regardait, trop occupé avec sa tige dans la bouche. C'est sans crier gare que Julius se pencha vivement sur lui et retira l'herbe pour y mettre sa langue à la place. Il en fut plus amusé que surpris et se redressa rapidement pour approfondir ce baiser en passant ses bras autour du corps de son nouvel amant. Ce dernier n'avait pas tardé pour faire de même, préférant glisser directement ses mains sous son tee-shirt.
-Hou… Je ne te pensais pas si entreprenant…
-Ça te déplait peut être…
-Au contraire… On va chez moi ?
-Je te suivrais partout…
Alors il se leva tout en tenant fermement Julius contre lui. Sans raison, ils se mirent à courir, main dans la main, sans se soucier des passants qui bousculaient presque. Ils arrivèrent essoufflés devant la maison d'Elias, puis ils éclatèrent de rire. Deux jeunes ados de dix-sept ans sur le pas d'une porte en train de se bidonner, quoi de plus normal ? Cela devînt moins habituel lorsque le jeune homme à la tignasse bleue tira vers lui le garçon aux cheveux noir en l'embrassant à pleine bouche.
-Elias, mes lunettes !
-Oops pardon… T'as qu'as mettre des lentilles aussi !
-Ouai bin, c'est pas toi qui les payes !
-De toute façon, tu es bien plus beau avec !
-Dis que je suis immonde temps que t'y es !
-Non mais ça va pas ! T'es beau comme un dieu !
-Tu te répètes…
-On s'en fout…
Il avait murmuré ses mots tout en reprenant la bouche de Julius avec douceur.
-Bon, on entre ?
-Ils sont là tes vieux ?
-J'en sais rien mais bon, ils ont l'habitude !
-T'en ramène souvent des gars comme ça chez toi ?
-Oui mais là c'est différent…
Un baiser du bout des lèvres et la porte s'ouvre. Ils pénètrent dans une pénombre calme et rassurante. Les parents d'Elias ne semblent pas être là. Ils retirent leurs chaussures et doucement, Elias traîne Julius dans toutes les pièces, les présentant brièvement, sa main entrelacée dans celle de Julius. Devant la porte de sa chambre, il hésita soudainement et se retourna vers son ami, l'interrogeant du regard, mais celui-ci lui sourit en le poussant contre la porte encore fermée.
Elle s'ouvre dans un fracas et les deux amants se retrouvent projetés au sol, Julius sur Elias, nouvelle crise de rire. Puis ils ne bougent plus, ils se regardent sans parler, leurs respirations rompent le silence. Et puis lentement, Elias redresse la tête, fixant intensément la bouche rose de Julius. Il y pose sa propre bouche et ferme les yeux, ses mains se sont délicatement posée sur le dos de Julius.
Lèvres contre lèvres, les yeux fermés, aucun mouvement, chacun profitant de cet instant. Julius balade doucement ses mains dans la chevelure d'Elias, petit à petit, elles descendent et caressent son visage, ses pommettes, ses paupières, les ailes de son nez, les coins de sa bouche close avec la sienne. Elias ne peut réprimer un frisson lorsqu'elles glissent vers son cou, dans sa nuque à la base de ses cheveux. Julius s'en rend compte et s'arrête soudainement, brisant par la même occasion l'étreinte de leur lèvres.
Il s'assoit, à califourchon sur Elias. Ils se regardent de nouveau. Puis Elias se redresse et s'assoit. A son tour il pose ses mains sur le visage de Julius et en frôle doucement la peau. Julius ferme les yeux, Elias les garde grands ouverts, scrutant le moindre mouvement de son amant. Il l'embrasse de nouveau, sans chercher à faire pénétrer sa langue dans sa bouche, il en caresse les lèvres, sensuellement. Puis il descend vers la base de son cou, Julius gémit faiblement. Elias insiste d'un coup de langue et Julius s'empare alors de ses fesses en glissant carrément ses mains dans son caleçon.
Il sursaute surpris mais continue ses baisers, ses propres mains se baladant sous son tee-shirt. Et puis, sentant bien que comme lui, Julius est totalement prêt à aller plus loin, il lui retire son tee-shirt et s'attaque à son torse. Doucement, faisant glisser très lentement sa langue sur la peau blanche, la parsemant de baiser. Julius s'arque sous ces frôlements, ses mamelons se durcissent sous les coups de langue ravageurs d'Elias.
N'y tenant plus, il se relève emportant avec lui le large sweat d'Elias. Puis il tend ses mains qu'Elias prend rapidement, se retrouvant instantanément dans les bras d'un Julius qui a reprit le contrôle des baisers. Debout, torse nu, l'un contre l'autre. Julius se recula soudainement sentant quelque chose de dur grossir contre sa cuisse. Les yeux toujours fermés, le cou tendu vers lui, Elias murmura quelque chose.
-S'il te plait, déboutonne mon pantalon…
Lentement, sans se presser, avec à son tour, un sourire malicieux au coin des lèvres, Julius dégrafe un à un les boutons du jeans d'Elias, prenant un malin plaisir à le frôler. Il le regarde se mordre la lèvre inférieure en réprimant des gémissements. Lorsqu'enfin le pantalon glisse au sol, Elias s'en débarrasse d'un coup de pied et ouvrant les yeux, il pousse Julius qui recule et tombe sur le lit juste derrière eux, Elias sur lui, en boxer, frottant son bassin contre le sien, les yeux fermés, sa bouche de nouveau collée contre la sienne. Sa propre érection se fait pressentir, il plaque vigoureusement le bassin d'Elias contre lui de ses mains posées sur ses fesses, sous le tissus du sous-vêtement.
Elias a comprit, sa bouche glisse de nouveau, traçant un fin sillon sur toute la longueur du torse de Julius. Arrivé à la ceinture, il la déboucle lentement, les yeux rivés sur la bouche de son amant qui se tord sous lui. Avant même qu'il n'ait défait le bouton du pantalon de Julius, il y glisse une main et s'empare de son sexe par-dessus son boxer. Julius s'arque encore plus ce qui a pour effet de plaquer complètement Elias contre lui puisqu'il n'avait pas lâché ses fesses.
La main toujours sur le sexe de son amant, il y imprègne une douce cadence et remonte pour reprendre ses lèvres. Son corps frissonne de plus en plus, son boxer devient de plus en plus étroit, les mains sur ses fesses ne l'aide pas d'avantage. Julius se met à le supplier.
-Elias… Je t'en prie…
Alors il redescend. Et enlève directement le pantalon bleu de Julius. Son sexe est là, dressé, offert. Reprenant contrôle de lui, il fait doucement glisser le tissus et se délecte de la vue qui s'offre à lui. Ses mains sont posées de chaque côté des hanches de son amant qui gémit d'impatience. Mais Elias hésite. Il a presque peur. Alors lentement, très lentement, il tend la langue et la pose sur la verge gonflée. Julius serre les draps dans ses mains, sa tête tombe sur le côté, ses yeux sont plissés de plaisir. Alors il prend de l'assurance, sûr du plaisir qu'il prodigue.
Sa langue va et viens, titille le gland, gobe un testicule, le sexe ne fait que gonfler, Julius ne fait que gémir. Puis il le prend en bouche, lentement, le goûtant réellement, et il n'est pas déçut. Il commence à aller et venir, l'enfonçant de plus en plus profondément dans sa gorge. Les mains de Julius sont dans les siennes, il lui tord presque les doigts. Il entortille sa langue autour de ce membre qui ne cesse de gonfler. Et puis tout d'un coup, Julius se raidit, Elias sent qu'il devrait lâcher son sexe, mais il ne le fait pas.
Julius éjacule dans un cri de plaisir, Elias en a plein la bouche, il n'en est même pas dégoûté. Le sperme à un arrière goût d'amande, il l'avale avec délice. Son amant a relevé la tête et le regarde avec douceur. Elias lui sourit et remonte vers son visage. Il lui dépose un tendre baiser sur les lèvres.
-Je continue ?
Il acquiesce, ils s'embrassent à nouveau, Elias redescend en continuant d'embrasser son corps qui ne cesse de se tendre. Il passe devant le sexe de nouveau en érection et ne manque pas d'en mordiller doucement le bout. Ses mains lâchent celle de Julius et reprennent possession des fines hanches pour les soulever lentement vers son visage. Il tire la langue, l'approchant doucement des testicules en face de lui. Il l'y fait lentement glisser, elle continue son chemin et s'insère entre les fesses rondes jusqu'au point recherché.
Peu à peu, il la fait entrer dans l'anus de son amant, le léchant de toute part afin de bien le lubrifier. Julius recommence à pousser de petits cris qui ne font qu'accentuer le désir d'Elias. Il repose les hanches sur le lit et regarde Julius droit dans les yeux tout en se léchant un doigt. Doigt qu'il enfonce doucement entre les fesses, dans l'anus déjà préparé. Il continue de regarder Julius qui a refermé les yeux, se laissant totalement aller à ce plaisir nouveau. Elias retire son doigt et le réinsère en cadence. Et puis Julius cri un peu plus fort mais il lui reprend la bouche, continuant ses vas et viens avec maintenant deux doigts.
Julius lâche sa bouche pour mieux renverser sa tête en arrière, ses mains sont sur le dos d'Elias et en empoigne la peau, se forçant à ne pas le griffer. Elias embrasse son menton et son cou puis il retire ses doigts. Il se redresse, regarde Julius qui s'appuie sur ses coudes et qui le regarde lui aussi. Enfin, il libère son membre tendu depuis le début, son boxer glisse et comme avec son jeans, il le jette d'un coup de pied. Puis il se rebaisse vers Julius, sexe contre sexe, balançant les reins d'avant en arrière, ils se frôlent et se tendent d'autant plus.
Ils se serrent l'un contre l'autre, ses mains sont dans la chevelure de Julius et tentent de lui enlever son élastique, les mains de Julius lui frôlent les fesses et le dos, il en frissonne. Et puis il s'assoit en entraînant Julius avec lui. Les cheveux noirs se lâchent dans le dos, ils sont si longs qu'ils touchent le matelas et s'y étendent un peu. Elias regarde Julius dans les yeux, un petit sourire doux étire ses lèvres. Il passe longuement ses mains dans la chevelure brune et puis il le serre contre lui et le recouche. Il l'embrasse encore une fois, re-lèche ses doigts et les réinsèrent dans son anus.
Il ne les y laisse pas longtemps car son sexe manque d'exploser. Il écarte les cuisses de Julius et l'incite a les lever et ses croiser dans son dos, ce qu'il fait, ses mains déjà posées sur la nuque d'Elias. Il l'embrasse et s'incère en lui en même temps, doucement, lentement. Il sent une larme rouler sur la joue de Julius, alors il commence ses vas et viens et la douleur laisse place au plaisir. La bestialité de l'acte laisse place à une infinie douceur. Ils ne font qu'un et hurlent leur plaisir.
Julius ne peut pas se contrôler et griffe sauvagement le dos d'Elias qui donne des coups de reins de plus en plus fort, s'enfonçant de plus en plus profondément. Leur plaisir n'est pas à son apogée, la sueur ruisselle sur leurs corps et se confondent, ils respirent entre deux baisers et leurs râles de plus en plus rauques. L'étroitesse du lieu ne fait qu'accentuer la jouissance d'Elias qui au moment de se raidir manque de mordre le cou de Julius.
Il se libère dans un cri de délice intense et sent en même temps Julius éjaculer contre son torse. Se retenant de ne pas lui tomber dessus, il se retire lentement et roule sur le côté, Julius roulant avec lui. Ils se regardent de nouveau, deux sourires magnifiques éclairent leur visage rayonnant. Julius l'embrasse puis descend le long de son torse, léchant son propre sperme. Et puis le claquement d'une porte qui se ferme de fait entendre. Ils se redressent instantanément.
Alors que Julius est prêt à sauter du lit, Elias le tien fermement et tente de le calmer et lui embrassant la nuque. Une voix se fait entendre du bas.
-Elias ?
-On est dans ma chambre maman !
-On ?
-Oui, j'ai ramené un copain à la maison !
-Ah d'accord ! Et bien descend donc me le présenter !
-Oui oui…
Il embrasse tendrement la bouche de Julius qui s'est retourné vers lui un peu angoissé.
-Bon, on se rhabille ?
-Bah de toute façon, on va bien être obligé !
-Ça vaudrait mieux oui !
Il rient et s'embrasse encore. Elias éclate franchement de rire lorsque Julius a du mal à se lever et à marcher correctement. Celui-ci fait mine de bouder un peu et Elias le prend dans ses bras, le menton posé dans le creux de son cou, la bouche près de son oreille.
-Tu sais, ce matin en me levant j'étais encore vierge. Jamais je n'aura cru que ma première fois serait faite avec le premier mec qui me plait.
-Bin, t'es pas homo ?!
-Désolé de t'avoir menti… C'est moi qui ai fait circuler la rumeur pour que tu daignes t'intéresser à moi. Mais bon, toi non plus t'étais pas gay avant maintenant… Nan ?
-…
-Si ?!

