[FIC]Ilaire[TERMINEE]

Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /2008 01:12
- Par Elle Sid - Publié dans : [FIC]Ilaire[TERMINEE]

 

et voilà, comme promis
Ilaire
j'en profite pour vous dire que je met Une histoire d'amour en stand by
plus le temps, plus du tout l'envie...
bonne lecture n_n

Première partie : l’arrêt de bus

 

            C’est le matin, premier matin pour de nombreux étudiants. Pas pour Sami qui travaille maintenant depuis deux ans parmi plusieurs architectes qui sont devenus ses amis et ses mentors.

            Il attend patiemment le bus qui le mènera au petit cabinet qu’il affectionne tant.

            Il y a du vent en ce premier matin de septembre. Ses longs cheveux bruns volent dans son dos et gène certains passants

« Il ne pourrait pas les couper c’est affreux ! »

« Mais comment peut-on se balader avec ces horribles choses à la place des ses cheveux ! »

«  Maman regarde ! Il a des tentacules de poulpe sur la tête le monsieur ! »

            Cette dernière réplique le fait doucement sourire mais il attrape tout de même ses drèds lockes pour les mettre dans son bonnet au couleur de la Jamaïque puis il tourne son regard ailleurs.

            Il y a un jeune homme qu’il n’avait jamais vu auparavant adossé à la paroi de l’abri de bus.

            Il a de très longs cheveux noir rassemblés en une queue de cheval qui lui arrive, semble-t-il aux fesses. De courtes mèches vont et viennent sur son front au rythme du souffle du vent. Sami aperçoit un piercing à l’arcade et un au labret de cette même couleur sombre qui fait l’ensemble de ses habits, complétant l’effet produit pas ses cheveux. Il est plutôt petit mais c’est sans doute parce que Sami est très grand du haut de son mètre quatre-vingt-quinze.

« Un gotique ? » se demande-t-il

            Le jeune homme regarde droit devant lui, laconique, perdu dans le vague. Il tire doucement sur une fine cigarette blanche et de la fumée grise s’échappe à intervalles régulier de sa fine bouche. Ses yeux d’un bleu digne d’un viking jette un froid monstre. Ils sont pourtant magnifiques.

            Sami ne peu pas détaché son regard de cet homme jusqu’à ce que celui-ci monte dans un bus qui l’emmène au loin. L’afro-américain regarde longuement le bus qui se fraie un chemin parmi les voitures puis monte dans le sien qui vient de s’arrêter.

 

***

 

            Deuxième matin de septembre. Sami est à l’heure. Inconsciemment, il cherche le jeune homme de la veille du regard.

            Il est là lui aussi. Dans la même position, regardant toujours dans le vide, sa cigarette toujours entre son index et son majeur droit, ses yeux bleus toujours aussi transperçant.

            Sami n’y tient pas. Il ne sait pas pourquoi mais ce jeune homme l’attire irrésistiblement.

« Salut ! dit, t’aurait pas une clope pour moi s’il te plaît ? »

« … » il sort un paquet de tabac bleu foncé de sa poche et roule une cigarette qu’il tend à Sami avec son briquet, sans le regarder

« Merci ! » il met le fin bâtonnet dans sa bouche et l’allume, rendant le briquet au garçon « Je ne t’ai jamais vu dans le coin ! Tu fais tes études sur Angoulême ? »

            Le jeune homme relève doucement la tête et regarde enfin Sami qui sourit.

« … Je suis aux beaux arts… » sa voix est rauque et laconique, tout comme l’impression qu’il dégage

« Alors tu dessines ! Ou tu peints ?! Moi je n’ai jamais su dessiner ne serait-ce qu’une fleure ! Tu dois vraiment avoir du talent pour avoir été pris à cette école ! » dit joyeusement Sami

« … Mon bus est là… »

« Ah ?! Alors je ne te retiens pas ! Ravi d’avoir pu te parler ! Passe une bonne journée ! »

« … Toi aussi… »

            Et il disparaît comme la veille dans le bus. Oui, il disparaît. C’est l’impression qu’à Sami.

            L’étrange impression que ce jeune homme est un mirage, un fantôme…

 

***

 

            En ce troisième matin de septembre, Sami s’est réveillé très tôt et excité comme une puce, à couru vers l’arrêt de bus, arrivant essoufflé.

            Il s’adossa à la paroi transparente où devrait se trouver le jeune homme qui arrive quelques minutes plus tard, sa cigarette à la main et se dirige directement vers Sami. Sans pour autant sembler l’avoir vu.

« Ah ! Salut ! »

« … Bonjour… »

« Excuse-moi c’est ta place ! »

« … Non… »

« Mais si ! » toujours aussi joyeux, Sami se pousse pour laisser la paroi au garçon qui s’y faufile finalement quelques secondes plus tard

« Tu va hyper tôt à ton école dis donc ! C’est quoi tes horaires ? »

« … Sept heure cinquante midi… Treize heure trente dix-huit heure trente… »

« Et bah dis donc ! Ca fait combien d’heure de cours ça ?! Quatre plus cinq neuf ! C’est énorme ! »

« … Non… »

« Et tu aimes ce que tu fais ? »

« … Oui… »

            Apparemment, c’était tout ce que pouvait tirer Sami de la bouche du jeune homme qui, sans sembler ne pas vouloir parler, n’était pas du tout loquace.

            Sami qui était en face de lui voyait à travers la paroi que le bus du garçon arrivait.

« Ton bus arrive. »

« … Je sais… »

            Que répondre à cela ? Sami trouva une parade juste avant qu’il n’entre dans le bus.

« Je m’appelle Sami ! Et toi ?! »

« … Ilaire… »

« Je ne connaissait pas ce prénom ! C’est beau ! Bonne journée Ilaire ! »

« … Bonne journée Sami… »

            Et il disparut de nouveau.

 

***

 

            Quatrième matin, Ilaire est là et Sami ne peut s’empêcher de sourire.

« Salut Ilaire ! »

« … Bonjour Sami… »

« Il fait plutôt froid ce matin ! »

« … Oui… »

            Il ne regarde toujours pas Sami mais le jeune homme s’en moque. Il sort un paquet de cigarette de sa poche et en tend une au garçon.

« Tient ! Je te rends celle de la dernière fois ! »

« … » bref regard, une main blanche et fine se saisit de la cigarette pour la mettre dans sa poche

            Sami regarde les faits et gestes d’Ilaire et ne peut s’empêcher de sourire.

            Le garçon semble plutôt taciturne, pas du tout enclin à une conversation. Et pourtant, tout en lui attire Sami d’une étrange façon.

            Il a envie de le voire rire et sourire. Il a envie qu’il soit heureux alors que tout sur lui est noir…

            Ce sombre fantôme s’évapore encore une fois dans son bus d’un petit signe de tête. Et Sami se fait la promesse de le faire sourire.

 

***

 

            Cinquième matin de septembre, vendredi pâle, nuages gris et vent d’automne. Sami à sortit son écharpe et court à grandes enjambées vers l’abri de bus car la pluie menace.

            Son regard s’est directement focalisé sur l’ombre noire et il s’arrête devant-elle, ses talons auraient pu en crisser sur le macadam.

« Salut ! »

« … Bonjour… »

            Ilaire n’a pas sourit mais a tourné son regard vers lui. Un progrès ? Sami est tout excité.

« Ah ! Tu fume la clope que je t’ai donné hier ! T’aime ? »

« … Elle est assez forte pour une blonde… »

« Oui ! Je suis le seul de mon entourage à en fumer ! Ca te dérange ? »

« … Non… »

« Bon, alors tout va bien ! »

            Sami sourit et Ilaire soutient son regard quelques secondes avant de tourner lentement la tête de l’autre côté. Son bus arrivait.

            Tranquillement, le jeune homme se leva et, tirant une dernière taffe sur sa cigarette, l’écrasa sur le bord de la poubelle près de lui.

« … Bonne journée… »

« A toi aussi Ilaire ! »

 

***

 

            Sixième matin de septembre. Sami est très surpris de voir Ilaire à l’arrête de bus. Il a donc même cours le samedi ?!

« Salut ! »

« … Bonjour… »

            Ce matin là, en plus de le regarder, Ilaire lui sourit.

            Le cœur de Sami fait un bond dans sa poitrine.

« Ha ! »

« … »

« Tu as sourie ! »

« … »

« Tu devrais vraiment sourire plus souvent tu sais ! Tu es magnifique lorsque tu souries ! »

            Son sourire à lui s’était effacé lorsqu’il s’était rendu compte de ce qu’il disait.

« … Oui… Tu es vraiment beau lorsque tu souries… »

            Une pulsion. Sami s’était vivement penché en avant mais, c’est avec une douceur extrême que ses lèvres se posèrent sur celles d’Ilaire.

            Elles avaient le goût de sa cigarette…

            Il les laissa un long moment. Le garçon ne l’avait pas du tout repoussé. Il le devinait les yeux grands ouverts, sa cigarette se consumant toute seule au bout de ses doigts. Lui avait fermé les yeux, profitant de cet instant.

            Lorsqu’il se redressa, Ilaire avait effectivement les yeux ouverts.

            Il le regardait mais, aucune émotion de se lisait dans ses iris… Ils étaient si bleus… Si pur... Couleur fantôme.

            Sami sentit un frisson parcourir son corps.

« Dé… Désolé ! »

« … Mon bus est là… »

            Ilaire rompit le contact visuel et écrasa sa cigarette sur le bord de la poubelle avant de l’y jeter puis commença à monter dans le bus. Une main sur son bras et une injonction le fit se stopper et tourner la tête.

« Tu m’en veux ? »

« … Le bus veut partir… »

« … Pardon… »

            Sami le lâcha et Ilaire monta dans le bus qui ferma ses portes et se mit à rouler.

            Il avait l’impression d’avoir fait la plus grosse connerie de sa vie…

Ecrire un commentaire - Voir les 21 commentaires - Communauté : Lawful Drug
 
 
Créer un blog sexy sur erog.fr - Contact - C.G.U. - Signaler un abus

: les blogs pour adultes d'