-VI-
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J'ai bien cru avoir rêver lorsque je me suis réveillé ce matin. Mais Renaud était là contre moi, totalement nu, preuve irréfutable de nos ébats de la veille. Je me souviens qu'après m'avoir embrasser, il m'a lentement guider vers la chambre, semant ses vêtements au passage. Il n'a pas lâché ma bouche une seule seconde, je ne sais même plus comment on faisait pour respirer. Mais c'était magique, presque trop beau pour être vrai. Il m'a carrément jeté sur le lit, se précipitant sur moi pour reprendre ma bouche.
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Nos yeux étaient grands ouverts, nos regards ne se lâchaient pas. Je voyais sa pupille se dilater de plus en plus, je sentais ses poils se hérisser au passage de mes mains. Je me souviens de ses lèvres sur ma peau, du frisson qui m'a parcouru lorsque sa langue s'est enroulée autour de mon sexe. Ses mains frôlaient mon corps, hérissant mes poils et mon dos qui s'arquait de plus en plus. Cet état de bien être absolu lorsque, sur moi, il m'embrassait, la bouche pleine de mon propre sperme. Son sexe dur qui frottait contre le mien aussi dur et dressé. Ce plaisir soudain lorsqu'il enfonça lentement ses doigts mouillés de ma salive dans mon anus encore vierge de toute entrée. Le goût du sang lorsque je mordu ma lèvre sous la caresse ultime de son sexe entre mes fesse. Ses gémissements et ses baisés dans le cou, son souffle chaud si près de mon oreille. Nos deux voix unies dans un cri de plaisir absolu, lui se déversant en moi et mon sperme ruisselant sur ma poitrine. Sa langue chaude et douce lapant mon sperme sur mon torse. Son corps en sueur contre le mien tout aussi mouillé, quand en s'endormant, il me serra de toutes ses forces contre lui.
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Je me souviens d'avoir jouit comme une femme. Il dort encore, sa bouche contre ma peau, son souffle en parcourt régulièrement la surface, ses bras encerclent mon dos, sa tête repose dans le creux de mon cou. Je n'arrive pas à étirer mes mains de ses cheveux. Je viens de me rendre copte que je suis homo.
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-J'ai froid…
-Ne bouge pas je reviens…
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Ca fait presque trois mois qu'il est chez moi… Mais quand est-ce que cette ordure va le lâcher ! Quand va-t-il pouvoir vivre sans craindre une crise de manque ? Cet après-midi j'ai décidé de lui faire un peu prendre l'air. Il devient de plus en plus pâle au fils des jours alors que son alimentation et son cycle de sommeil son enfin réguliers. On va juste traverser la vielle pour aller voir Manu et ma sœur.
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Je lui ai passé une de mes chemises et un pantalon, il flotte dans la chemise… Le moi d'avril approche et il fait froid, le pull lui va bien mais mon vieil anorak et quand même trop grand. Mon bonnet rouge le protège du vent et il triture les frange de on écharpe de ses doigts gantés. On dirait un petit gamin qui part faire un bonhomme de neige.
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Enfin dans la rue. Le vent froid l'agresse et il se colle contre moi, serrant mon bras de toutes ses forces.
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-Héla ! Ne me le brise pas !
-J'aime pas cette ville…
-Moi non plus mais j'y suis né, y réside et y fais mes études !
-Quand tu aura finit tu m'emmènera ailleurs ?
-On verra…
-J'en ai marre d'être cloîtré à l'appart… J'ai envie de trouver un boulot…
-Attends d'abord d'être complètement sevré.
-Mais j'en veux plus de cette satanée drogue ! C'est toi ma drogue maintenant…
-J'ai cru comprendre. Mais tu fais encore des crises régulièrement, je préfère que tu attendes encore…
-Ok…
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Il posa sa tête sur mon bras et nous continuâmes notre route. Depuis cette fameuse nuit où il ma fait l'amour, il est totalement lucide et agit de moins en moins souvent comme un enfant. Mais je n'en sais toujours pas plus sur sa Marine, ni sur Luc. Il m'a demandé un cadre pour la photo et elle trône désormais sur la table de nuit de son côté du lit.
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Quelques jours après cette première nuit, il m'a demandé de le prendre à son tour. J'étais en lui comme il avait été en moi et a son tour il a jouit. J'ai bien du le prendre trois fois de suite. A chaque fois c'était un plaisir intense. L'étroitesse du conduit enflammait encore plus mon sexe. Ses cris et ses demandes d'aller et venir toujours plus vite et toujours plus profond m'enivrais. Son plaisir intensifiait le mien. On a recommencer l'expérience plusieurs fois, mais par deux fois on a du y mettre fin net car Renaud a fait un crise de manque. Elles sont de moins en moins fréquentes heureusement, mais de plus en plus violentes… Magalie m'a dis que c'était dû au manque sur longue durée.
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Lorsque le corps est habitué à une substance et qu'on arrête net de lui en procurer, il en demande sous différentes formes de crises qui sont de plus en plus fortes. Elle m'a donné des tranquillisant en plus du sérum devenu habituel. Evidemment elle a tenté des avances, mais cette fois je l'ai repoussée en la renvoyant à une autre fois. Elle m'écoeure mais je ne peux rien faire pour Renaud sans elle. Mais maintenant que je le sais à mes côtés, je pourrais lui tenir tête. Mais pour l'heure, Renaud est complètement frigorifié, pendu à mon bras des nuages de vapeur blanche sortent de sa bouche, je presse le pas.
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Enfin on arrive chez Manu? Je sonne à l'interphone et sa voix rocailleuse demande qui est là, il nous ouvre et nous échangeons un dernier baisé dans l'ascenseur. Je n'ai pas encore eu le courage e leur dire que je suis home, et surtout que j'aime un camé en cure de désintoxe que j'ai ramassé dans la rue… Déjà que Manu accepte à peine Renaud alors si en plus je lui dis qu'on couche ensemble… Ca l'achèverait !
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Par contre, ça frustre énormément Renaud… Ca l'énerve vraiment de ne pas pouvoir rester dans mes bras à longueur e journée. Déjà qu'il doit me lâcher le temps que je bosse le soir alors qu'il ne m'a pas vu de la journée… Du coup il passe ses soirées devant la télé pour ne pas me sauter dessus.;. Dommage. J'aimais bien lorsqu'il me regardait travailler assis sur le lit… Le bureau a donc élu domicile dans la chambre… Ah oui, un autre truc… Ce cher petit ange s'est mis à la cuisine ! Et je dois dire qu'il se débrouille plutôt bien… Je verrais si je peux lui dégotter une place comme marmiton quelque part…
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L'ascenseur ding et s'arrête, je frappe à la porte et Renaud me lâche la main à contre cœur. Il n'ouvrira pas la bouche de toute la soirée à part pour dire –bonjour-aurevoir-merci-. Noëmie reste inchangée, toujours le sourire aux lèvres, elle a très bien pris le fait que j'accueille Renaud, ce n'est pas ma sœur pour rien… Manu lui, c'est une autre paire de manche. Dès qu'il l'a vu derrière moi en ouvrant la porte, il est resté plutôt froid et distant. Il ne lui a pas adressé une seule fois la parole. En faite, je crois qu'il prend mal le fait que je passe mon temps à l'appart les week-ends alors que d'habitude on sort tous les deux… Va falloir que je trouve le moyen de passer au moins une journée complète avec lui…
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-Au faite Manu.
-Quoi ?
-Ca te dis d'aller voir les coures à l'hippodrome le week-end prochain ? Y'a Brune d'Otar qui court.
-Ah ouai ça serait cool… Renaud viendrait ?
-Bin, je pensais qu'on aurait pu y aller que tous les deux comme d'habitude, mais si tu veux que Renaud vienne…
-Ah bin si tu veux qu'on y aille que tous les deux, je ne vois pas d'inconvénients…
-'as pas l'ai enthousiaste…
-Si si ! Je t'assure, ça me fait super plaisir… C'est juste que si on y va, on va partir tout le week-end et dormir là-bas, comme d'habitude…
-Si tu t'inquiète tant que ça pour Renaud, je pense que ma sœur, ta tendre fiancée, devrait pouvoir soulager ta conscience, n'est-ce pas chère frangine ?!
-Ah bin si Renaud veut bien, il peut rester ici tout le week-end ! Il m'apprendra à faire la cuisine, hein Manu !
-Ah oui Marius… Ta sœur, je l'aime, de tout mon cœur! Mais sa cuisine…
-Goujat !
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Un cousin vola et nous rîmes de bon cœur, même Renaud qui pressa un peu plus ma main que j'avais imperceptiblement glissées sous un coussin. Ca détendit bien l'atmosphère mais ce n'est pas pour autant que Manu parle à Renaud. Cette animosité commence vraiment à m'énerver… ON termine la soirée par des souvenirs d'enfance, ce fut Noëmie qui parla le plus, s'adressant d'ailleurs plus à Renaud qu'a nous, pliés en deux à chacune de ses phrases. Renaud l'écoutait le sourire aux lèves, content que ne l'oublie pas finalement.
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On rentra très tard, heureusement qu'on été vendredi soit, parce que je n'aurais pas pu me lever le lendemain… Dans la rue Renaud fut tout heureux de pouvoir à nouveau se coller à moi. Arrivé chez nous, on alla directement au lit, complètement à la masse… Un mot d'amour au bout des lèvres.
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-Renaud, Renaud petit ange ! Réveille-toi !
-Hum laisse moi dormir…
-Tu dormiras après… Prend ton verre avant que je parte.
-Mais je le bois toujours ton truc de toute façon !
-Je sais mais je serais plus rassuré si je te vois le boire avant ! Je ne sais pas à quelle heure Noëmie viendra te chercher et si tu continu à dormir, l'horaire sera bousculé et tu fera une crise.
-T'as qu'a pas y aller, je ne ferrais pas de crise.
-S'il te plaît ne commence pas ! J'ai déjà assez de la jalousie de Manu sur les bras !
-Je ais… T'as le temps pour un câlin ?
-…Si tu bois ton verre oui.
-Donne moi ce truc !
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Il avala son sérum d'une traite et se jeta sur moi, dévorant ma bouche d'une langue affamée. Il lécha chaque coin de mon corps, éveillant un à un mes sens. C'est toujours l'effet que ça me fait lorsqu'il passe ses lèvres sur ma peau. Il 'attire à lui et nous tombons sur le lit, moi sur lui, je mène la danse. Il est déjà à moitié nu alors que je suis totalement habillé, mise à part ma chemise qu'il vient d'ouvrir. De toute façon c'est moi qui conduis et j'ai pas envie d'avoir mal au cul ! Mon dieu qu'il est beau… J'ai l'impression qu'il s'embellit de plus en plus. Ses cheveux ont poussés et encadrent son doux visage, sa peau est toujours aussi blanche et aussi douce. Sa barbe est encore fine, il essaye de se faire pousser un bouc… Son torse est imberbe, seul le chemin des dames mène à la pilosité de son pubis. Je le masturbe et le regarde se cambrer sous ces caresses, les yeux fermés il gémit de plus en plus fort, il est magnifique… Son sexe est énorme et frémit. Je le prends lentement en bouche, il est chaud et doux. Il a toujours ce goût subtil de fleur d'oranger… J'aime le sucer. J'aime le voir prendre plaisir, son corps en sueur. Mon propre sexe commence vraiment à être à l'étroit. Je défait ma braguette et baisse mon boxer. J'ai envie, j'ai besoin de me sentir en lui. Vite, j'en peux plus ! Je soulève ses cuisses et lui écarte les fesses. Je m'immisce en lui d'un coup, sans préliminaires. Il hurle de douleur.
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-Désolé petit ange…
-Han… Continue…
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Je l'embrasse et commence les vas et viens. J'aime cette position, je peux le regarder et l'embrasser. C'est aussi de cette façon qu'il m'a fait l'amour pour la première fois. Je ne me lasse pas de le voir frémir et gémir. Ses mains ont empoigné les draps et le serre de toute leur force, les jointures blanchissent. Je suis déjà en sueur, bon pour une douche. Mais il en veut toujours plus et je ne veux pas le quitter. Manu attendra bien une heure de plus, je trouverais un alibi sur la route. Enfin je jouis et me déverse en lui. IL jouit à son tour et son sperme coule sur son torse.
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Je le lèche et l'embrasse une dernière fois. Il me regarde me rhabiller, je n'ai absolument pas le temps de prendre une douche. Je prends ma petite valise et il m'accompagne jusqu'au pas de la porte, toujours nu. Il reste pendu une longue minute à mes lèvres et me laisse enfin partir.
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-Ne reçoit pas Noëmie comme ça lorsqu'elle viendra te chercher !
-Ne t'inquiète pas, j'ai froid de toute façon.
-Je t'aime mon ange, ne l'oublie pas hein ?
-Non… Jamais… Mais je t'en supplie, n'oublie pas de revenir… Marine n'est jamais revenue elle, alors promet le moi…
-…Je te le promets…
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Je lui embrasse le front et quitte l'appart. Je descends au sous-sol pour prendre ma voiture et part rejoindre Manu au café La Baguette. Ca fait partit du week-end entre mecs. On se lève aux aurores et on se rejoint à sept heure pile pour prendre notre petit déjeuné. Evidement Manu m'attend déjà, j'ai trois quarts d'heure de retard…
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-Et bah alors ! Ton réveil n'a pas sonné ?
-Si si !
-Ha mais quelle odeur ! Tu pues la transpiration ! Qu'est-ce que t'as foutu, t'as couru un marathon ?
-Si je te le disais tu ne me croirais pas…
-Mag a passé la nuit avec toi et elle n'a pas voulu te laisser partir ce matin ?
-…T'as mis le doigt dans le mille…
-Petit cachottier va !
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Pitié, qu'il ne me reparle plus de cette sorcière !
lol l'allibi de merde !!!!!!!!!!!!!! lol
en tout cas superbe suite :d:d