[FIC]Le fantasme [TERMINEE]

Dimanche 29 avril 2007
- Par Elle Sid - Publié dans : [FIC]Le fantasme [TERMINEE]
 

 

II

 

          Frustré comme pas permis, Guillaume rentra chez lui et se soulagea devant un magazine… Ils ne s'étaient pas revus mais Guillaume était rongé par les remords et hanté nuit et jour par ce frustrant inconnu. En effet, ils n'avaient même pas pris le temps de faire connaissance et ne connaissaient le prénom ni de l'un ni de l'autre. Bien sûr, Guillaume était retourné à l'appart, mais Joël avait déménagé sans laisser d'adresse.

 

-Ca faisait trois ans que j'économisais et je pouvais enfin acheter ce splendide appart avec vue sur la mer. Et pour ta gouverne ne mon cher Guillaume, c'est pour cette raison que je me sapais chez Leclerc !

 

            Ils ne s'étaient pas non plus croisés de nouveau dans la boite. Ils c'étaient donc retrouvé par hasard au détour d'un rayon super marché. Guillaume me fit bien rire, à genoux sur mon tapis, les mains jointes, les yeux au plafond bénissant ce cher Edward Leclerc ! Il l'avait vu en premier et avait d'abord feins de l'ignorer tout en essayant par tous les moyens de se faire remarquer, sans pour autant jouer les vandals. Mais voyant que tentatives étaient vaines, il aborda directement Joël.

 

-Salut tu te souviens de moi ?

-Si ma mémoire est bonne oui.

-Et donc, je suis qui ?

-Un mec qui me gène car j'aimerais bien prendre ce poulet avant que la vieille me le pique ! Ah trop tard !

-Désolé…

-Arf tant pis je vais en prendre un autre… Bon, t'es le mec qui m'a dégueulé dessus c'est ça ?

-Heu oui mais tu ne te souviens pas d'autre chose ?

-Si mais je ne veux pas choquer la populasse sainte nitouche et homophobe en disant haut et fort que tu m'as sauté dessus pour me baiser.

-C'est trop tard…

-Y'a personne autour de nous je ne suis pas fou.

-Ha… Je voulais juste te demander ton prénom en faite.

-Joël. Et toi ?

-Guillaume…Heu… Ça te dit de prendre un verre avec moi ce soir ?

-Je sais pas… T'invites ?

-Ok mais prévois le costard !

-J'en ai pas.

-Viens chez moi alors.

 

            Il avaient finit leurs courses ensemble et s'étaient directement rendu chez Guillaume en plein centre ville. Un appart immense, les pièces blanches et vides.

 

-C'est très beau chez toi, c'est calme.

-Merci. J'aime l'espace et le silence. Je n'ai que le strict minimum. C'est ce qui m'a d'ailleurs permis de m'offrir cet appart.

-Ah bon ? Moi qui croyait que t'étais un fils à papa avec tes fringues de grande marque !

-C'est justement un cadeau de mon père, les fringues…

-C'est pour  que tu y tiens autant ?

-Entre autre…

 

            Ils burent et discutèrent toute la soirée. Ils ne m'en dirent pas plus car cette soirée était une mise en bouche. Le désir grandissait lentement en eux. J'avais l'impression qu'ils me torturaient, ils énumérèrent les une à la suite des autres les soirées et les journées de plus en plus fréquentes passées ensembles. Enfin arrive ce jour tant attendu par eux à l'époque comme par moi me rongeant les ongles d'impatience, trépignant assise sur mon fauteuil en face de ces deux apollons.

 

            Un jour, Joël avait frappé à la porte de Guillaume à l'improviste. Guillaume, en lève tard invétéré lui avait ouvert torse nu, avec seulement son bas de pyjama, baillant. En reconnaissent son ami, il s'était confondu en excuses et était partit chercher de quoi se couvrir. Mais Joël l'avait rattrapé en lui disant que ça n'était pas la peine. Durant leurs nombreuses entrevues, ils n'avaient pas reparler une seule fois de l'"agression" de Guillaume. Ce jour ci les rôles furent inversés.

 

            Guillaume reprit la parole.

 

-Il me tenait toujours par le bras et son regard ne lâchait pas le mien. Je n'ai pas bougé, je n'ai pas cligné des yeux. Comme au ralentit, il s'est approché de moi. Mon cœur battait à cent à l'heure, je n'arrivais pas à m'imaginer ses lèvres prenant possession des miennes. Tu ne peux pas savoir à quel point je désirais ce baiser. Depuis que ses lèvres avaient touché les miennes pour la première fois, j'étais instantanément tombé amoureux de lui. En le voyant s'approcher comme ça, j'ai cru que j'allais mourir d'use cardiaque ! Je savais très bien ce qui allait ce passer, mais je ne pouvais me l'imaginer ! Tous ces moments passés avec lui ! Pourquoi ce jour-là ?! C'est à ce moment que j'ai su que j'étais, véritablement, tombé amoureux de cet homme à qui j'avais collé une beigne… Quand ses lèvres louchèrent enfin  miennes, je me laissai faire, totalement sous son contrôle. Je te jure ! J'étais partit loin, très loin. Sur mon petit nuage, sur ne autre planète, au paradis ? Une des ses mains s'était logée sur ma nuque, caressant le lobe d'une de mes oreilles. Sa langue cherchait le mienne et il avait fermé les yeux. Légèrement penché pour être à ma hauteur, je me sentais ridiculement petit. Il se détacha de moi et me regarda à nouveau, moi je n'avais pas fermé les yeux, ne l'ayant pas quitter du regard une seule seconde. La lumière blanche de mon appartement sublimait ses traits. Il était tellement beau que j'avais l'impression d'être dans un rêve.

 

            Pendant que Guillaume parlait, je regardais Joël qui lui regardait son amant. Je lisais en lui à cœur ouvert, ses yeux brillaient d'amour mais son regard interrogateur montrait que comme moi, c'était la première fois qu'il entendait le récit de Guillaume. Ce dernier s'arrêta au moment où Joël l'avait déshabillé et étendu sur le lit, aucun des deux ne voulu m'en dire plus et je n'insistais pas. Je supposais que leur première nuit d'amour fut une réussite totale, un secret magique.

 

            Il était déjà minuit passé et ils décidèrent de rentrer chez eux. La raison pour laquelle ils étaient venus me trouver ? Comme moi ils avaient un fantasme, faire l'amour à une femme tous les deux en même temps. Une chance que mon fantasme soit l'exacte inverse…

 

 

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